En bref
- Le diable de Tasmanie est le plus grand marsupial carnivore d'Australie après la disparition du tigre de Tasmanie.
- Il vit uniquement sur l'île de Tasmanie.
- Sa mâchoire est si puissante qu'il peut mordre à travers les os.
- Il doit son nom de "diable" à ses cris si stridents qu'ils peuvent donner la chair de poule
- Taz, le personnage de dessin animé est un diable de Tasmanie.
Haut de Page
Origine de son nom
Le diable de Tasmanie doit son nom aux premiers colons européens, qui étaient hantés par
ses cris à vous glacer le sang !
Son nom latin est Sarcophilus harrisii. Sarco désigne la chair, philus signifie amoureux,
et Harris est le nom de l'homme qui a décrit le diable de Tasmanie dans des termes
scientifiques.
Haut de Page
Ses caractéristiques
Le diable de Tasmanie vit en liberté dans les forêts de Tasmanie uniquement. Très
largement protégé, il est une des grandes icônes de cet Etat.
Il y a quelques centaines d'années, il habitait également sur les terres d'Australie.
On a retrouvé des fossiles témoignant de cette existence. Mais il y a environ 600 ans, il
en disparut certainement à cause de l'arrivée du dingo. La Tasmanie,grande île au large
des terres d'Australie, fut préservée de la menace du dingo grâce aux 240km d'eau qui la séparent du
pays.
Le diable de Tasmanie vit surtout dans les forêts d'eucalyptus sèches, mais il aime aussi
les autres types d'habitats boisés, les terres agricoles et même les banlieues éloignées
de certaines villes. En fait, il se sent bien presque partout pourvu qu'il trouve de
l'ombre en journée et qu'il puisse chercher à manger pendant la nuit.
Malgré son nom et sa réputation, le diable de Tasmanie est en fait un animal plutôt timide
et méfiant. Il se sert de sa soi-disante mauvaise humeur pour intimider les autres
animaux et ainsi éviter le combat.
Trapu, il ressemble à un petit chien corpulent pourvu d'une mâchoire puissante et de dents
très pointues.
Sa tête est large, sa queue épaisse, et sa fourrure noire et fournie présente bien souvent
des tâches blanches autour de la poitrine, des épaules et du croupion.
La tête d'un diable adulte paraît disproportionnée par rapport à son corps. Les plus vieux
mâles peuvent avoir un cou et une tête qui représentent presqu'un quart de leur poids total.
Ceci s'explique par leur mâchoire si puissante qu'ils peuvent mordre à travers les os...
Les empreintes de leurs pattes sont en forme de diamant.
Les oreilles du diable n'ont presque pas de poils. Elles deviennent rouge lorsque quelque
chose le stresse ou l'excite.
Un diable de Tasmanie en bonne santé vit jusqu'à 5 ans, et même plus lorsqu'il est en
captivité.
Le mâle pèse généralement entre 10 et 12kg, et la femelle, plus petite, entre 6 et 8 kg.
L'âge adulte est atteint vers 3 ans.
Lorsqu'il court son corps fait un mouvement de balancement, et il peut aller jusqu'à une
vitesse de 13km/h.
Alors que la journée il se repose bien souvent dans un terrier, la nuit il chasse pour se
nourrir.
Le diable de Tasmanie a une meilleure vision en noir et blanc, c'est pour cette raison
qu'il voit mieux de nuit que de jour. De plus il visualise facilement tout ce qui est en
mouvement et peut donc manquer une proie qui reste figée.
Contrairement au diable adulte, le jeune diable de Tasmanie sait parfaitement grimper aux
arbres. Il utilise ses larges pattes arrières et ainsi ne peut pas glisser. Il s'agrippe
avec les griffes de ses pattes avant, même si leurs griffes ne se rétractent pas comme
celle d'un chat par exemple. On pense que la nature leur a donné cette faculté pour éviter
de se faire manger par les plus gros diables. En effet, s'il est vraiment affamé, un diable
adulte peut s'en prendre à un plus jeune.
Le diable de Tasmanie n'est pas dangereux et ne s'attaque pas aux humains. S'il le fait,
c'est parce qu'il est lui-même agressé ou pourchassé. Il peut nous apparaître impressionnant
et effrayant, mais il préfèrera généralement se sauver plutôt que de se battre. Mais il
faut cependant faire attention car lorsqu'il attaque, les blessures peuvent être très
sérieuses à cause de sa mâchoire puissante.
Avant son extinction, le tigre de Tasmanie était un des prédateurs du diable. Les rapaces,
tels que les aigles chassent parfois les jeunes petits diables quand ils sortent le jour.
La nuit les gros hibous peuvent également les attaquer.
Le diable de Tasmanie est si populaire que des équipes de sport portent son nom.
Haut de Page
Le bébé diable et sa maman
L'accouplement se produit durant le mois de mars. La gestation dure 3 semaines et la
femelle donne généralement naissance de 2 à 4 petits. Ils restent pendant 16 semaines dans
la poche de la mère qui se situe entre ses pattes arrière. Lorsqu'ils deviennent trop
grands, la mère les sort et les réfugie dans un abri. Ils y restent encore 16 autres
semaines, et c'est à la fin de cette période qu'ils commencent à la suivre. Lorsqu'ils
sont âgés de 40 semaines, ils deviennent autonomes et la mère les laisse alors dans une
tannière.
Comme tout marsupial, la maman diable de Tasmanie possède une poche pour porter son bébé.
Cette poche permet à la maman de nourrir et de protéger ses nouveaux nés. Elle comporte 4
mamelles, et ainsi jusqu'à quatre petits diables peuvent être nourris en même temps.
La mère peut donner naissance jusqu'à 20 petits diables. Mais parce qu'elle n'a que 4
mamelles dans sa poche, seuls les quatre plus costauds pourront survivre.
Haut de Page
Comment se nourrit-il ?
Le diable de Tasmanie se nourrit de toute sorte de viande, ainsi que d'insectes, d'oiseaux
et de poissons. Leur viande favorite reste les petits mammifères tels que les possums et
les wallabies. Mais il aime particulièrement la viande de wombat, certainement parce
qu'elle est riche en gras.
Comme la plupart des marsupiaux, le diable de Tasmanie garde quelques réserves de graisse
dans sa queue pour s'assurer un garde-manger pendant les périodes où il est difficile de
trouver de la nourriture.
Il peut manger jusqu'à 10% de son poids en une seule journée !
Il attaque ses petites proies en les mordant à la tête ou à la poitrine. Cependant, il ne
chasse pas toujours ; bien souvent, il préfère se nourrir de charognes. Quand ils se
retrouvent à plusieurs autour d'une carcasse, il se met à grogner et à pousser des cris
stridents pour intimider ses compères, et ainsi éviter le combat.
Sa puissante machoîre et ses dents si pointues lui permettent de dévorer pratiquement
toutes les parties du corps de sa proie, y compris la peau, les os et le crâne.
Haut de Page
Le diable de Tasmanie, une espèce menacée
Les premiers européens qui s'établirent à Hobart détestaient les diables de Tasmanie car
ils mangeaient leurs poulets et ils craignaient ainsi qu'ils s'en prennent aux autres
animaux de la ferme. C'est ainsi que le diable de Tasmanie commença à se faire chasser.
En 1830, la société Van Diemen's offrit une récompense pour chaque diable tué sur sa
propriété : 25 cents pour un mâle et 35 cents pour une femelle.
Ainsi, pendant des années, on piégeait les diables de Tasmanie pour les tuer. A l'époque,
ils avaient presque tous disparu, et on commençait à penser que cette race pouvait venir à
disparaître tout comme cela était arrivé avec les tigres de Tasmanie.
En 1941, on décida alors d'une loi qui protégea les diables et celle-ci permit de les voir
de nouveau plus nombreux.
Les diables de Tasmanie étaient à leur maximum il y a encore de cela 10 ans. Mais
aujourd'hui leur survie est menacée à cause d'une tumeur cancéreuse (DFTD : Devil Facial
Tumour Disease) qui se transmet par morsure. Les scientifiques travaillent actuellement
pour trouver un vaccin à cette terrible maladie qui pourrait causer l'extinction du diable
de Tasmanie.
En attendant ce remède, des diables de Tasmanie en bonne santé ont été amenés sur les
terres de l'Australie continentale, afin de pérenniser leur reproduction. Ainsi, lorsque
la Tasmanie sera débarrassée de cette terrible maladie, on pourra les introduire de
nouveau sur l'île.
Nous vous informons que ce contenu constitue une œuvre protégée en France par le Code de la Propriété
Intellectuelle, et à l’étranger par les conventions internationales en vigueur sur le droit d’auteur. La violation de l’un des
droits d’auteur de l’œuvre est un délit de contrefaçon. Il est donc interdit, à titre privé ou public, de reproduire, copier,
vendre, revendre ou exploiter, que ce soit dans un but commercial ou purement gratuit, ce contenu, sauf accord exprès et
préalable de son auteur.