[Guide-Australie] : D'où venez-vous et que faisiez vous avant de venir en Australie ?
[Didier Giannesini] : J'habitais à Marseille où j'ai été gérant d'une petite entreprise d'informatique pendant 5 ans.
[G-A] : Comment est venu votre projet de vous installer en Australie ?
[DG] : Après donc ces 5 années dans l'informatique, j'en ai eu un peu assez et je voulais
changer d'air. Certains aspects de la vie et de la mentalité française sont appréciables,
d'autres le sont moins. J'étudiais donc la possibilité de partir à l'étranger, et comme mon
frère s'était installé un an auparavant à Sydney
et m'en avait dit du bien, j'ai donc choisi
cette destination. A priori, je serais resté à l'étranger dans tous les cas, par contre, par
forcément en
Australie, c'était suivant la manière dont les événements allaient se combiner.
[G-A] : Depuis combien de temps vivez-vous ici ?
[DG] : J'ai donc débarqué à l'aéroport de Sydney en février 2001.
Je suis depuis toujours resté sur Sydney en
m'éloignant au fur et à mesure du centre-ville pour profiter de la nature.
[G-A] : Sous quel visa êtes-vous entré en Australie ?
[DG] : Je suis arrivé avec un visa électronique touriste de 3 mois. Je l'ai prolongé de 9 mois,
ce qui ne pose pas grande difficulté pour l'immigration.
Ensuite, je me suis inscrit 1 an à la Sydney University et je suis passé en visa étudiant. Ce
n'est pas très compliqué non plus, mais c'est un peu onéreux au niveau des frais de scolarité.
D'un autre coté, j'avais rencontré Susie 6 mois après mon arrivée, et la suite logique de mon
visa étudiant fut un visa couple (De facto). Dans ce cas, de nombreux documents sont requis pour
témoigner d'une vie commune depuis au moins 12 mois. Ce visa s'étale sur 2 ans et offre les mêmes
caractéristiques qu'un visa permanent (droit au travail, sécu, etc.).
Une fois la période de 2 ans écoulée, j'ai compilé un nouveau dossier prouvant que Susie et moi
vivions toujours ensemble. Ce dossier là est plus léger que celui fourni lors de la demande initiale
pour le visa De facto et conduit assez rapidement à l'obtention de la résidence permanente. Je poursuis
actuellement (mais pas bien rapidement) les démarches pour la citoyenneté.
[G-A] : Où habitez-vous? Pouvez-vous nous décrire votre quartier ?
[DG] : J'habite, avec ma compagne Susie et mon fils Hugo, à Eastwood, un quartier situé entre Parramatta
et Epping, à environ 20-25 minutes en voiture au nord-ouest du centre-ville. Le quartier est très résidentiel
avec une forte influence asiatique, notamment coréenne. Cela apporte beaucoup de diversité et le centre-ville
est constitué de petites échoppes : boucher, poissonnier, marchand de légumes. Cet aspect me rappelle beaucoup
les vieux centre-villes en France, et c'est peut-être une des raisons qui ont fait que nous nous sommes installés ici.
Un autre aspect important est la verdure, le nom du quartier décrit bien l'ambiance générale très nature.
Nous habitons une petite maison dans une impasse tranquille et qui me fait furieusement penser à 'Desperate housewives',
bien que je ne sois pas fan de la série.
[G-A] : Quelles sont les bonnes adresses que vous nous recommanderiez à Sydney ?
[DG] : Chez moi, c'est vraiment super sympa… Non, je plaisante… Quoique…
En fait, nous ne sortons que très rarement au resto ou autres. Sinon, tous
les parcs de Sydney sont sympas, souvent
avec les BBQ gratuits et quelquefois des aires de jeux pour les enfants, parfait pour un dimanche en famille ou avec des amis.
[G-A] : Comment trouvez-vous le coût de la vie en Australie ?
[G-A] : Comment trouvez-vous les Australiens ? Est-ce facile de socialiser, de se
faire des amis ?
[DG] : Comme tout le monde, je vais dire que les australiens sont très ouverts, plutôt de
tempérament jovial et d'une nature détendue. Par contre, ils n'ont pas attendu que nous émigrions
chez eux pour faire leurs vies et donc ne sont pas intéressés outre mesure à se faire de nouveaux amis.
Je pense qu'il est plus facile pour quelqu'un débarquant en
Australie de se faire des relations
avec d'autres immigrés européens ou autres (y'a le choix !). Quant à mon expérience personnelle,
Susie étant australienne, c'est un peu différent, sûrement plus facile pour comprendre la société
et les références culturelles durant les conversations.
[G-A] : Nous aimerions que vous nous racontiez une journée type de travail.
[DG] : Bon, alors d'abord, que fais-je ? Je suis traducteur professionnel opérant en tant qu'indépendant
(comme la majorité des traducteurs d'ailleurs). Pour mon travail, 2 options. Soit mes clients m'envoient
par email (pardon par courriel !) les fichiers qu'ils désirent que je traduise, auquel cas je travaille
depuis mon domicile. Soit ils préfèrent que je me déplace dans leurs locaux.
[G-A] : Quelles sont les sorties que vous aimez faire ?
[DG] : Principalement dans les nombreux parcs de Sydney.
Mais dernièrement, avec Hugo qui a 7 mois, nous
avons bien réduit nos activités extra-maison. Sinon, les réunions de famille sont toujours un bon moment,
avec la famille de mon frère (3 gosses) et celle de la soeur de Susie (4 filles !!!), tous sur
Sydney.
[Guide Australie] : Avez-vous voyagé en Australie ?
[DG] : Peu de voyages dans les lieux touristiques. Nous avons principalement voyagé pour les fêtes ou pour
aller voir la famille de Susie dans le Victoria et en Tasmanie. Mais même dans ces endroits là, nous n'avons pas spécialement
fait de tourisme, plutôt des activités en famille.
Autour de Sydney, nous apprécions beaucoup les Southern Highlands,
à 1 heure en voiture au sud de Sydney, car la nature y est florissante.
Sinon, les Blue mountains sont bien dépaysantes
mais quelque peu surchargées de touristes. Nous n'avons que peu apprécié la Hunter Valley, qui est très touristique et
n'offre, à part pour les amateurs de vin (et pas forcément du meilleur !), que peu de beautés naturelles par rapport à
d'autres coins de l'Australie.
[G-A] : Qu'est-ce qui vous manque le plus ici ?
[DG] : Les amis que j'avais en France.
[G-A] : Qu'aimez-vous le plus en Australie ?
[DG] : La tranquilité.
[G-A] : Et qu'aimez vous le moins ?
[DG] : La tranquilité (et le décalage horaire).
[G-A] : Qu'est-ce qui vous a le plus surpris en Australie ?
[DG] : Je doit avouer ne plus m'en souvenir et maintenant j'y suis trop immergé pour me rendre compte.
Ou alors, ce sera le respect du code de la route par les automobilistes.
[G-A] : Quels conseils donneriez-vous à quelqu'un souhaitant venir s'installer en
Australie ?
[DG] : S'armer de patience avec l'immigration : c'est long, fastidieux et onéreux, et ça ne va pas s'améliorer avec le temps.